L'esprit d'innovation

Les progrès techniques

Les pianos Pleyel, véritable pionnier en matière d’inventions, sont à l’origine de nombreuses innovations majeures qui ont permis de perfectionner ses propres pianos et la facture instrumentale en général. Les innovations, qui n’ont eu cesse de se succéder, ont donné lieu au dépôt de nombreux brevets et ont été récompensé pour leur ingéniosité et leur qualité à maintes reprises par des médailles d’or à différentes Expositions Nationales de Paris ou lors d’Expositions Universelles.
Les progrès techniques et les diverses innovations ne sont guidés que par la recherche de la qualité finale, la fiabilité du piano et surtout le son qu’il dégage.

Quelques innovations majeures en quelques dates :

Camille Pleyel, un précurseur de talent

Dès 1825, Camille Pleyel, digne successeur de son père à la tête de la Maison Pleyel, avait profité de ses nombreux voyages pour visiter des factures de pianos comme Broadwood et il s’en inspira pour perfectionner ses propres pianos.

Une obsession : perfectionner ses instruments

Ses travaux de recherches et ses innovations permettent à la Maison de se développer.
Dirigée par des musiciens passionnés, la Maison Pleyel a toujours dialogué avec les artistes de son temps en les associant à ses innovations. Souvent à l’avant-garde, celles-ci sont devenues des classiques. 
Dès 1825, Pleyel père et fils déposent un brevet pour la fabrication de "pianos unicordes" (une seule corde par note au lieu des deux ou trois habituelles).
En 1827, ils présentent leurs pianos à l’Exposition Nationale de Paris et obtiennent une médaille d’or. Ils deviennent alors fabricants attitrés de pianos à queue de Louis-Philippe, Duc d’Orléans et futur Roi de France.
Les innovations suivantes ne tardent pas : perfectionnement du sommier d’accroches afin de pallier les désagréments subis par les cadres en bois, brevet en 1828 d’un système de sommier dit "prolongé" qui améliorait sensiblement la sonorité, mise en place de plusieurs systèmes de renforts, brevet de placage à contre-fil de la table d’harmonie...

L’amélioration continue des pianos

Camille Pleyel accordait une grande attention à l’amélioration des instruments qu’il produisait.
Il fut ainsi le premier à oser utiliser un cadre métallique pour ses pianos.
Il transforma peu à peu la facture du piano de manière à répondre aux exigences nouvelles des compositeurs.
Pour obtenir des sonorités puissantes et riches, indispensables à certaines œuvres romantiques, il choisit de poser des barrages en fer dans les pianos à queue, qui par leur meilleure résistance offraient un plus grand volume sonore.
Il veilla également à donner au clavier une parfaite égalité.
Camille ne cessa de déposer des brevets.
Il introduisit en France le piano droit, perfectionna sa fabrication en inventant le son dit "prolongé".

Des pianos pour tous

En 1838, il mit en vente un piano à queue de petit format (demi-queue) dont le son et le timbre étaient comparables aux grands modèles.
Soucieux de permette à tous de travailler sur un piano Pleyel, il proposa, dès 1839, un piano d’étude carré à deux cordes et six octaves, d’excellente facture, très solidement construit et d’un prix très accessible.
Conscient d’entrer dans une période déterminante pour sa Maison en concurrence sévère avec celle d’Erard, Camille lança ses petits pianos droits, ses célèbres pianinos.

Auguste Wolff, un entrepreneur d’exception

La manufacture de Saint-Denis : un gigantesque laboratoire de recherches 
Dans cette usine moderne, des entrepôts plus vastes et des laboratoires de recherche contribuèrent également à la qualité des instruments qui sortaient des ateliers. Bois, métaux, feutres et vernis étaient testés au sein même de l’usine. Auguste Wolff veillait à ce que les métaux utilisés sur ses pianos soient façonnés et expérimentés sur place. Le choix minutieux des matières premières était une condition indispensable à la bonne fabrication de série.
Les progrès techniques, la qualité de l’usine et la volonté de tous firent que les pianos ne cessèrent de se perfectionner tant sur le plan de la qualité, que de la fiabilité et surtout le son qu’il dégageait.
Parmi les innovations du milieu du 19ème siècle, on peut citer : la création du piano pédalier (adaptation des pédaliers que l’on trouvait sur les orgues), le clavier transpositeur indépendant et adaptable à tous les pianos (clavier mobile qui se superpose au clavier ordinaire), la pédale tonale sur le piano à queue, l’amélioration du double échappement... Une attention particulière a été apportée au clavier pour obtenir précision, délicatesse et rapidité dans l’attaque.
L’utilisation des cordes parallèles et croisées, l’attention accordée aux tensions et une sélection pointue des matériaux permirent de donner plus de résistance et de légèreté aux barrages. Wolf remplaça le cadre en bois par un cadre en fonte afin de conférer une sonorité fine et distinguée aux pianos. Couronnement de toutes ces innovations, la Maison Pleyel reçoit une médaille à l’Exposition Universelle de Londres en 1862.

Gustave Lyon, un acousticien reconnu

A la suite de la disparition d’Auguste Wolf, Gustave Lyon prit la direction de la Maison Pleyel. 
Lui aussi musicien accompli, il utilisa ses connaissances scientifiques pour améliorer la qualité des pianos et approfondir les secrets de l’acoustique.
L’une de ses premières innovations fut de doter les pianos d’un cadre métallique en acier spécial – le fameux "acier Pleyel", un métal spécifique moins carburé coulé d’une seule pièce et non assemblé.
Ses inventions lui valurent un prix d’honneur à l’Exposition Universelle de Paris de 1889.
La Maison Pleyel est incontestablement le fabricant de pianos qui s’est le plus illustré en matière d’innovations, rien qu’à en juger par les innombrables brevets déposés et son esprit avant-gardiste. Pleyel a ainsi largement contribué au développement et à l’amélioration de la facture instrumentale. 

Les innovations esthétiques

Les Pianos Pleyel ont une longue tradition d’alliance avec les créateurs de toutes les époques pour exprimer la modernité de leurs instruments, faire perdurer et évoluer leur savoir-faire avec l'ambition de créer des pianos aux identités musicale et esthétique fortes.
Initiée avec l’Art Nouveau, la période culminante de cette démarche a été celle du mouvement des Arts décoratifs sous l’impulsion des plus grands ensembliers-décorateurs de l’époque comme Jacques‐Émile Ruhlmann, Pierre Legrain, René Herbst, Paul Follot ou René Prou .
Depuis le début des années 2000, les Pianos Pleyel renouent avec ce mouvement de création et de modernité en s’orientant vers l’univers du design et de l’art et en invitant des créateurs contemporains à concevoir des instruments inédits ; un piano étant à la fois un objet d’exception mais aussi un instrument offrant une quatrième dimension, celle de la sonorité créatrice de la musique vivante, intemporelle et universelle.

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